
Un beau jour, Dominique Mourlane m’invita à résider en tant qu’artiste sur son territoire.
Il m’accueillit à bras ouverts.
Et me dit :
« On ne va pas te payer à rien faire quand même, tu vas nous écrire un livre.
– Jamais fait ça, et en quel honneur.
– Tu peux d’écrire ce territoire. »
J’ai donc réfléchi,
au non-territoire, au déracinement, à l’exil intérieur.
L’absence de pays natal, de maison de famille, de copains d’école, ou de club à supporter.
En résulte une suite de textes courts, illustrés à la main par l’auteur,
à tendance autobiographique, et placés sous l’angle de la non-appartenance,
avec en vis-à-vis, les plus beaux textes des plus grands succès d’Éric Lareine.
Autant dire une bestoffe, intitulée :
« 13, bien, mais sale. »
Parce que je suis né un vendredi treize, parce que je suis gaucher, sur mes copies d’école, on pouvait lire:
« 13, bien, mais sale. »

